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Ces temps-ci, j’ai toujours deux chansons dans ma tête - Comptine d’un autre été: L’après-midi de Yann Tiersen, et Mad World de Gary Jules (enfin, sa version). Ce sont deux morceaux que je trouve vraiment beaux, et j’ai imprimé les partitions afin de pouvoir les apprendre au piano. Et donc, normal que je les ai dans ma tête. Ce calme, trouvé dans les chansons, est un peu comme ma vie en ce moment. Le temps passe sans que je m’en rende compte, le bac s’approche mais je ne m’inquiète pas pour ça. Et pourtant, je me suis rendue compte qu’il ne me reste que deux semaines avant le début des épreuves écrites. Encore moins avant certains oraux. Ai-je donc tort de ne pas m’inquiéter? De ne pas me précipiter sur mes révisions? J’ai l’impression de suivre un chemin déjà tracé, sans y réfléchir. Mais c’est ça la vie en fait, non? Aller vers l’avant, même quand on ne sait pas pourquoi. Le temps passe et nous force à avancer, la marche arrière n’existant pas, le bouton pause non plus. C’est aussi la saison des 18 ans en ce moment. On passe tous, un par un, par cette étape qui est censée être marquante. Pourtant, y a-t-il vraiment une différence entre avoir 17 ans et 364 jours, et 18 ans et 1 jour? Les hommes ont eu besoin de poser une limite entre l’enfance et l’âge adulte, une limite arbitraire qui n’a de valeur que celle que la loi lui donne. La preuve qu’il n’y a pas de grand changement entre ces deux états est la variation entre les différents âges de la majorité, qui n’est pas partout le même. Même dans l’histoire d’un pays, il y a souvent eu des ajustements de l’âge de la majorité. Mais maintenant, nous avons 18 ans. Nous sommes censés être responsables, mûrs, prêts à affronter la vie - tout ce que souvent nous ne sommes pas. |
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