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Une des caractéristiques de notre monde est le fait d’être entouré d’autres êtres humains qui pensent. Est-ce que ceci change notre vie? En fait, oui. Tout le monde passe le plus clair de son temps à juger ceux qu’il croise dans la rue, ceux qu’il connait et ceux qu’il croit connaitre. Sachant cela, on vit nos vies en essayant de montrer le meilleur, ou le pire, de nous mêmes. On choisit ce qu’on révèle aux autres à propos de notre véritable personnalité et on cache le reste. On se crée même des désirs auxquels on n’aurait jamais pensé. Prenons un exemple tout bête. La plupart des filles, et j’imagine que les garçons aussi quoiqu’ils disent, font attention à leur apparence extérieure. “Est-ce que ces vêtements me vont bien?”, “Oh mon dieu, il faut absolument que je me lisse les cheveux!” ou “J’ai encore grossi! Il va falloir que je fasse un régime.” me viennent à l’esprit. Je caricature. Soyons honnêtes avec nous-mêmes. Si on vivait seul, si on ne sortait pas et qu’on ne voyait personne, est-ce qu’on se soucierai autant de quoi on a l’air? Non, parce qu’on sait très bien que ça n’a rien à voir avec qui on est vraiment. Le problème c’est que personne d’autre peut savoir ce qui se passe dans notre tête, donc on peut tout se permettre. On peut s’habiller de manière à rentrer dans un cliché, afin de donner des indices aux autres de la manière dont on regarde la vie. On peut se maquiller, se coiffer, essayer de devenir encore plus “belle” ou “beau” qu’on ne pense que l’on est, même si la beauté est totalement subjective de toute façon. On peut même vouloir se priver de nourriture ou de faire du sport quand on n’en a pas du tout envie, pour essayer de devenir plus minces. Ce n’était qu’un exemple, mais ce regard que pose les autres sur nous influe sur tout. Si on n’essayait pas de plaire ou de déplaire aux autres, qu’on vivait notre vie sans ce regard, ferait-on les mêmes choix? Vivrait-on la même vie? Je ne le pense pas. Last Friends - 2008 - 11 épisodes + épisode spécial Jusqu’à maintenant, tous les dramas dont j’ai parlé ont été des dramas que j’aimais. Peut-être je suis facilement satisfaite, ou peut-être j’ai eu de la chance en choisissant les bons. Last Friends est un drama qui traite de certains problèmes d’actualité. Commençant par une scène où on voit la personnage principale Aida Michiru (Nagasawa Masami), enceinte et seule, qui regarde une photo. Puis il y a un retour en arrière, et l’histoire porte sur ce qui se passe entre le moment où elle revoit une amie du lycée, Kishimoto Ruka (Ueno Juri), et le présent, avec le dernier épisode qui continue l’histoire pour la finir. Il y a aussi Eita dans le rôle de Mizushima Takeru, un coiffeur et maquilleur qui a peur du sexe à cause d’un traumatisme vécu dans son enfance. L’histoire parle de la violence conjugale entre autres problèmes, Oikawa Sosuke, le petit ami de Michiru (Nishikido Ryo) étant jaloux et violent. Le problème avec ce drama commence là. Au Japon, les épisodes des dramas sont tournés au fil de la diffusion et les producteurs peuvent donc voir quels épisodes le public aime et changer des détails en fonction de cela. Au début, on apprend que Ruka cache un secret qu’elle n’ose révéler à personne. On attend donc à ce que le drama développe ce personnage et fasse quelque chose avec, lui donnant une sortie ou une solution. Mais le public, lui, semblait préférer les scènes avec Nishikido. On voit donc un nombre croissant de scènes de violence conjugale, au détruiment du développement du personnage de Ruka. L’histoire devient répétitif et presque sans intérêt, et personnellement Nagasawa me donnait une envie folle de la frapper car elle faisait tellement la victime qui ne pouvait rien faire d’elle-même que je n’avais même plus pitié d’elle. “Bouge-toi le cul et quitte-le!” et “quelle conne!” étaient parmi mes remarques les plus répétées. En gros, c’était une histoire qui faisait de belles promesses, mais qui ne les a pas tenues. J’ai été déçue par Last Friends, regardant les quatre derniers épisodes d’un coup pour m’en débarrasser (je déteste laisser les dramas en plan) et zappant l’épisode spéciale (une première pour moi!). Je ne le recommande pas. Mais bon, personne n’est obligée ni de ressentir la même chose que moi ni de suivre mes conseils. Les paroles s’envolent, les écrits restent. Ce dicton latin est à la base de deux réactions. La première est l’amour de tout ce qui est écrit. Que ce soit des listes, des petits mots, des lettres ou des romans, certains adorent mettre sur papier leurs pensées. Cela donne une sorte d’immortalité à nos idées mêmes les plus farfelues. Mais cette immortalité n’est pas sans inconvénients. Avec le temps, souvent nos avis et nos habitudes changent. De plus, il n’est pas possible de contrôler qui pourra lire ce qu’on a écrit une fois que le papier quitte nos mains. Il est alors parfois préférable de se servir du caractère éphémère des paroles pour faire passer son message. Personnellement, je ne suis pas du genre à partager mes pensées et émotions avec tout le monde. Pourquoi est-ce que je tiens un blog alors? C’est vrai que le blog peut être lu par n’importe qui. Mais je n’écris pas tout ce qui me passe par la tête non plus, loin de là. Certains se servent de leur blog comme journal intime. J’ai déjà assez peur que quelqu’un lise un journal écrit pour en tenir un, je ne vais pas en tenir un sur internet. J’écris sur mon blog quand je pense à quelque chose qui me marque. Parfois c’est une question sur la vie, d’autres fois c’est des choses que certains feraient, et font, mais que je ne fais pas. Des petites réflexions que j’ai envie de partager en gros. Et donc voilà pourquoi ce blog n’est pas mis à jour de façon régulière. Parce qu’on ne peut pas se forcer à réfléchir à quelque chose. Parce que l’inspiration vient quand elle en a envie. Mais tenez bon car la rentrée prochaine sera un moment de rencontres et de découvertes, et qu’est-ce qui inspire plus que la nouveauté? |
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