Le mot travail n’existe pas pour moi

En tant qu’étudiante en Psychologie à UCL, université à Londres (4ème université du monde, merci beaucoup), on s’attend à ce que j’aie beaucoup de travail. En fait, non. Mon travail jusqu’ici se résume à une dissertation de 1500 sur un sujet de mon choix (j’ai pris la mémoire) et une présentation à l’oral sur un autre sujet de mon choix (l’hypnose). De plus, seul le premier est noté et la note ne compte même pas!

Voilà peut-être pourquoi, malgré les milliers de promesses que je me suis faite comme quoi j’étais responsable maintenant et j’allais faire mon travail à l’avance, je ne le fais que la veille. En fait non, c’est pire que ça. Je commence en semaine en empruntant les livres qu’il me faudra, je prends quelques notes assez vagues, je me retrouve la veille à faire ce que je peux et je dois me lever le lendemain pour le finir dans les heures qui précèdent le cours en question. Je n’ai vraiment pas envie de savoir combien vaut ma dissertation…

Je suis aussi obligée de prendre deux cours en plus cette année, donc je prends un cours sur l’informatique pour les psychologues. (Et oui, on doit pouvoir programmer pour faire nos expériences sur ordi, et les stats aussi sont sur l’ordi. Je m’éclate, en fait.) L’autre cours que j’ai pris, c’est le japonais. Bien sûr, je ne suis pas suicidaire non plus donc j’ai pris le cours des débutants, mais maintenant que je sais qu’on va devoir rendre un projet à l’écrit (hiragana et katakana seulement, mais quand même) et le présenter à l’oral sans notes, je le sens mal la fin d’année. Donc aujourd’hui je me suis achetée quelque chose que je voulais depuis un bon moment: un dictionnaire.

Avoir une carte bancaire, c’est mal. Je devrais essayer de tout payer en espèces pendant une semaine, voir si j’économise plus. Car mes promesses de tenir un budget se sont, elles-aussi, presque toutes envolées. Il faudrait que je trouve du travail pour avoir un peu plus d’argent. Peut-être que ce sens du terme travailler me conviendra plus.