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Le bac fini et les vacances entamées, je me sens légère. Mais avec cette dernière étape du lycée vient la fin de ma vie comme je la connaissais. Je ne sais pas encore ce que je vais faire l’année prochaine. Mon sort sera prononcé le 7 juillet. Mais je sais que le saut lycée-université ne sera pas aussi facile que les sauts précédents. Cette fois-ci, il n’y aura pas d’amitiés déjà faits qui m’attendront là-bas. Il n’y aura personne avec qui je pourrai passer mes soirées et rire du temps d’avant. Non, je vais devoir me recréer une vie, me faire de nouveaux amis, apprendre à connaître de nouveaux endroits. Je me suis préparée pour cette séparation il y a déjà deux ans. C’est une séparation voulue, venant de moi. Mais ça ne m’empêche pas d’avoir un peu peur. Qu’est-ce qui se passera si je n’arrive pas à m’intégrer? Si je n’aime personne? Si je n’aime pas l’université et la psychologie? Mais je sais que ces peurs sont normales et se dissiperont avec le temps. Et donc, je profite du temps qu’il me reste en tant qu’ex-lycéenne, et je me soucierai de l’état d’étudiante quand octobre viendra. Ces temps-ci, j’ai toujours deux chansons dans ma tête - Comptine d’un autre été: L’après-midi de Yann Tiersen, et Mad World de Gary Jules (enfin, sa version). Ce sont deux morceaux que je trouve vraiment beaux, et j’ai imprimé les partitions afin de pouvoir les apprendre au piano. Et donc, normal que je les ai dans ma tête. Ce calme, trouvé dans les chansons, est un peu comme ma vie en ce moment. Le temps passe sans que je m’en rende compte, le bac s’approche mais je ne m’inquiète pas pour ça. Et pourtant, je me suis rendue compte qu’il ne me reste que deux semaines avant le début des épreuves écrites. Encore moins avant certains oraux. Ai-je donc tort de ne pas m’inquiéter? De ne pas me précipiter sur mes révisions? J’ai l’impression de suivre un chemin déjà tracé, sans y réfléchir. Mais c’est ça la vie en fait, non? Aller vers l’avant, même quand on ne sait pas pourquoi. Le temps passe et nous force à avancer, la marche arrière n’existant pas, le bouton pause non plus. C’est aussi la saison des 18 ans en ce moment. On passe tous, un par un, par cette étape qui est censée être marquante. Pourtant, y a-t-il vraiment une différence entre avoir 17 ans et 364 jours, et 18 ans et 1 jour? Les hommes ont eu besoin de poser une limite entre l’enfance et l’âge adulte, une limite arbitraire qui n’a de valeur que celle que la loi lui donne. La preuve qu’il n’y a pas de grand changement entre ces deux états est la variation entre les différents âges de la majorité, qui n’est pas partout le même. Même dans l’histoire d’un pays, il y a souvent eu des ajustements de l’âge de la majorité. Mais maintenant, nous avons 18 ans. Nous sommes censés être responsables, mûrs, prêts à affronter la vie - tout ce que souvent nous ne sommes pas. Est-il possible de vouloir quelque chose et de ne pas le vouloir en même temps? Un parfait équilibre entre deux états qui ne devraient pourtant pas se rencontrer? J’ai une impression que ma vie repose sur cet équilibre, si fragile soit-il, et c’est donc la raison pourquoi je suis toujours si insatisfaite. Peut-être a-t-on juste besoin d’être poussé dans ce vide qu’est l’inconnu, de s’y jeter de toutes nos forces pour acceuillir une autre réalité que l’on n’avait pas encore conçue? Si on s’abandonne à l’inconnu, peut-on être plus heureux qu’avec ce que l’on connait?
Il y a autant de questions sans réponses dans ce monde, qu’il y a de gouttes d’eau dans l’océan. A nous de chercher les réponses.
Au fait, à propos de l’article précédent, je pense avoir trouvé une solution un peu moins radicale. Espérons qu’elle marche. Je ne suis qu’une paire de yeux, je ne suis qu’une spectatrice. Trop près pour n’en avoir rien à faire, trop loin pour pouvoir y prendre part. Mais je vois leurs réactions, je sais ce qu’ils pensent. Du moins, je sais ce qui m’est confié. Alors je fais ce que je peux en n’y comprenant que la moitié, et je me laisse courir après cette voiture qui me laisse sur le bord de la route, allant un peu trop vite pour moi, de telle sorte que je sois toujours obligée de courir. Mais je ne suis pas invincible, je n’ai pas une endurance infinie. Alors je me pose la question: “Vaut-il vraiment la peine que tu continues à leur courir après? Ne peux-tu pas les laisser partir?” En y pensant, je me rends compte que si j’abandonne alors je n’aurais plus rien en commun avec eux. Après tout, je n’ai fait que de m’incruster depuis le départ. Ce n’est pas parce qu’ils sont sympas avec moi qu’ils me considèrent comme une amie plus proche que leurs camarades. Avec elle non plus, je n’aurais plus grand chose à dire. Toutes ces années et toujours le même schéma. Pourtant c’est moi qui impose cette relation. Elle peut vivre sans moi, elle a vécu sans moi. Donc je pense déclarer mon abandon dans quelques jours, me retirer de ce jeu où je ne joue pas, où je n’ai jamais joué. Etant spectatrice, on voit quand même beaucoup. Pourquoi n’es-tu pas aussi heureuse que tu pourrais l’être? Tes propres problèmes se règlent petit à petit alors profites-en. Ca te fera plus de bien et te donnera plus de forme pour mieux attaquer le reste ensuite. De toute façon, on ne peux rien faire tant qu’il ne se décidera pas à révéler ses motivations. Tout ce qu’on peut faire c’est attendre. Alors personne ne t’en voudra de vouloir t’occuper de ton propre bonheur un petit peu. Aujourd’hui, j’ai enfin validé mes derniers choix d’université. J’ai:
Je savais que je voulais aller à UCL et à York depuis le début, mais les sélectionner et donner un non pour les deux autres, c’était concret, c’était choisir pour de bon. Donc petit moment d’émotion en validant mes choix. Et puis il y a eu la réalisation que je vais devoir me dépasser en SES. Aujourd’hui, j’ai découvert qu’il y avait des gens qui n’ont vraiment aucune idée de ce qui se passe autour d’eux. Soit cette personne ne veut pas comprendre, soit elle a du mal, mais c’est quand même assez visible ce qu’elle cherche tant. Et il y en a d’autres qui croient pouvoir impressionner leurs amis en parlant dans le dos d’une autre personne. Il faut réfléchir un minimum avant de dire quelque chose, parce qu’il n’y a rien de mieux pour passer pour un con que de dire n’importe quoi. Il faut être reconnaissant pour ses amis, pas les médire. Ils nous ont toujours plus aidés que l’on s’en rappelle. Aujourd’hui, j’ai aussi redécouvert la désencyclopédie. Il y a des articles plus drôles que d’autres, mais je recommande l’article sur la mort. Et finalement, aujourd’hui je vais pouvoir voir les deux derniers épisodes de la saison 5 de Dr. House, alors je pense que je vais y aller tout de suite. Ceci est un article que j’ai écrit il y a environ 5 mois. Je ne voulais pas le publier trop tôt après l’incident. J’ai décidé aujourd’hui de le mettre à jour et de le publier, parce que c’est quand même un sujet qui me vient de temps en temps à l’esprit. Ce matin, je me suis levée en me disant qu’aujoud’hui allait être un jour comme tous les autres. La tête de mon prof d’éco arrivant 10 minutes trop tard et l’absence de la classe de TES2 m’a tout de suite alerté au contraire. Pourquoi? Parce que ce weekend, le contraire du miracle de la vie s’est produit. Une histoire avec un animal, une voiture et trois passagers plus chanceux que le quatrième. Je n’irai pas dans les détails, vu que je n’en suis pas tellement sûre moi-même. En tout cas, j’offre toutes mes condoléances à sa famille. Mais le pire sentiment en ce moment est celui de ne ressentir presque rien. Je ne le connaissais pas particulièrement, il devait me connaître encore moins, et pourtant je vois des amis qui le connaissaient et qui souffrent, et je ne peux pas m’identifier à eux. Que faut-il leur dire? Que faut-il faire? Et donc, cette sensation désagréable d’être sans âme parce que moi, j’arrive à rire, à sourire, à vivre normalement. S’est accompagné de cet évenement, la continuation d’une réflexion débutée il y a quelques temps: si je devais mourir demain, quels instructions est-ce que je laisserai? Parce qu’une fois la vie terminée, il n’y a plus moyen de communiquer avec ceux qu’on aime, avec ceux qu’on a aimé. Les impressions qu’ils auront de toi dépenderont surtout de ce que tu as fait avant de mourir, et il y a beaucoup de choses qui sont faits à contre-coeur. Alors moi, qu’est-ce que je dirai? La première chose que je demanderai, c’est qu’on prévienne mes amis en ligne. Depuis l’âge de 13 ans, je fréquente un forum et j’ai créé des liens avec certains des membres. Je ne les ai pas rencontrés, à part une (et qu’est-ce que j’ai aimé pouvoir la rencontrer!), mais ça ne change en rien que je les considère comme des amis. Je sais aussi comment c’est d’avoir quelqu’un qui disparait soudainement et de ne pas savoir ce qui lui est arrivé, et donc si il y avait une chose à faire, ce serait de leur dire ce qui s’est passé. Je voudrais aussi que tous ceux que je vois régulièrement sachent à quel point je suis contente de les avoir connu. Je pense que beaucoup ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont d’avoir des personnes qui sont là pour eux, même si c’est juste de temps en temps, pour passer une heure à discuter ou quelque chose comme ça. Et même si je peux râler de temps en temps, si une personne m’énerve ou une autre a fait telle chose, je n’en voudrais à personne parce que la vie est trop courte pour tenir des choses insignifiantes contre les autres. Le monde ne s’est pas arrêté de tourner et personne n’est mort à cause de ce qu’ils ont fait, normalement. Et donc, même si je ne l’aurais pas oublié, car je me rappelle presque de tout quand il s’agit de personnes, je l’aurais sûrment pardonné. Ma famille aussi, malgré toutes les fois où j’étais très difficile, a toujours été là pour moi et m’a permise des dizaines d’opportunités. Je sais que j’ai eu de la chance. Mais tout ça commence à devenir déprimant et donc voilà ce que je pense aujourd’hui, au cas où je devais mourir bientôt. J’espère quand même pouvoir vivre un peu plus longtemps que ça, car 17 ans n’est pas si long que ça! J’ai trop de rêves pour vouloir m’en aller maintenant. Ecrit en partie le 8 décembre 2008, et en partie le 11 mai 2009. Nobuta wo Produce – 2005 – 10 épisodes Ce drama suit la vie de lycéen de Kiritani Shuji (Kamenashi Kazuya), le garçon le plus populaire de sa classe, à partir de l’arrivée d’une nouvelle fille dans sa classe, Kotani Nobuko (Horikita Maki). Comme elle est très timide, le reste de la classe se moque d’elle. Ce drama m’a beaucoup plu avec à la fois des passages légers et des passages plus sombres. L’évolution des personnages est très intéressante à voir, surtout celle de Shuji qui se laisse devenir de plus en plus naturel au fil des épisodes. En tout, je recommande vivement Nobuta wo Produce à tous ceux qui aiment les histoires d’amitié et de vie lycéenne. Où télécharger? Alors, il semble que beaucoup de visiteurs veulent savoir où télécharger ce drama. J’ai donc fait quelques recherches pour vous et voilà des liens.
Il y a des fois, la vie ne fait pas ce qu’on voudrait qu’elle fasse. C’est à ces moments là que l’on se frappe la tête contre le mur en se demandant pourquoi, et puis on se demande qu’est-ce qu’on fait. Là, je suis attirée par quelqu’un que je trouve très gentil. Bon, je trouve la plupart des gens gentils donc ce critère n’aidera pas grand monde, mais voilà. Le problème, c’est que je ne veux pas qu’il m’attire. Les ennuis ne me plaisent pas assez pour ça. Sur un autre sujet, l’autre jour j’ai remarqué que les gens se disent plus facilement les quatre vérités sur un blog qu’en vrai. Ils se rendent compte qu’en ligne tout le monde peut le lire, même ceux qui ne sont pas concernés? Mais c’est tellement facile de taper quelque chose sur un blog. On ne voit pas les réactions des personnes en face, on ne voit pas ceux que l’on blesse et ceux que l’on énerve. Et puis, même si quelqu’un utilise ces fameux commentaires pour répondre aux provocations, ce n’est pas grave. Après tout, ce n’est qu’une suite de mots. Mais l’amitié, de toute façon, n’est que la simple exploitation des personnes. On ne devient pas amis avec quelqu’un qui ne nous plaît pas, qui ne nous amuse pas. On ne devient pas amis avec quelqu’un dans sa classe de moins intéressant que les personnes avec qui on est déjà. Quand l’ennui s’installe et les amis n’apportent plus grand chose, alors c’est là que l’on cherche quelqu’un d’autre pour combler ce manque. Mais il ne faut pas se sentir mal à cause de ça, parce que tout le monde est pareil. C’est inconscient et pourtant, c’est la base de l’amitié. Parce que les hommes, aussi solitaires soient-ils, ont quand même besoin d’autres personnes pour se sentir bien. J’ai une amie qui me connait presque aussi bien que je me connais moi-même, et je pense que c’est la même chose dans l’autre sens. Il y a beaucoup de personnes qui jugent cette personne sur l’image qu’elle donne d’elle-même, et je trouve que c’est triste. Elle a été blessé à plusieurs moments de sa vie, et elle cherche les moyens pour s’en remettre, pour changer. Elle a peut-être pris quelques mauvais tournants, ici et là, mais pourtant je ne pense pas qu’elle ait tant changé que ça. Elle ne fait que chercher son chemin, celui qui la permettra de dépasser ce stade à laquelle elle se sent bloquée. Il lui faut quelqu’un pour ça, des amis et plus. C’est toujours une personne qui cherche de l’affection, qui cherche à être aimée, et c’est normal. Qui ne voudrait pas être soutenu quand les choses vont mal? Si on traverse son image, ses manies, ses problèmes, finalement elle n’est pas si différente de nous. Et pourtant, souvent le regard des personnes s’arrêtent à ces barrières et ne tente pas d’aller plus loin. Alors est suscité admiration ou dégoût, selon la personne, mais jamais l’amour qu’il lui faut. Je veux qu’elle trouve cette personne qui sait regarder au-delà des barrières et donc qui pourra l’aider à sortir de ce cercle dans lequel elle pense se trouver. D’ailleurs, même si elle pense que c’est un cercle, je ne suis pas tout à fait d’accord. Tout le monde avance, même si ce n’est qu’à petits pas. Je pense que c’est une spirale et donc qu’il y a une issue. Il suffit de la trouver. Mais bon, je vais arrêter d’écrire tout ce qui me passe par la tête là, pour cette fois-ci au moins. Pendant la nuit, mon chat Fudge est mort. Il n’avait que 2 ou 3 ans, mais nous pensons qu’il a mangé quelque chose d’empoisonné. Repose en paix, Fudge. J’en connais déjà deux autres qui se souviendront longtemps de toi. Une photo de Fudge, prise il y a un an:
Hier était une journée remplie pour moi. Le matin, je suis allée voir l’ophthalmologue pour faire un essai de lentilles. Tout s’est bien passé jusqu’au moment où il a voulu les mettre sur mes yeux. C’est devenu une bataille entre ses doigts et mes paupières qui n’étaient pas d’accord que quelque chose aille sur mes yeux. Quelques minutes plus tard, la victoire est déclarée pour les doigts avec les lentilles qui s’installent sur leur throne avec les paupières clignant quand même toutes les secondes pour essayer de les disloger. Puis lycée, je rentre chez moi à midi et, 20 minutes plus tard, je repars pour l’auto-école. C’était ma première leçon de conduite qui s’est plutôt bien passé, même si je plains les personnes que j’ai croisé quand j’avais le volant. xD Apparement je ne respecte pas les priorités à droite… Parce que toute personne sensée qui conduit pour la première fois et qui ne contrôle même pas les pédales va détourner ses yeux de son chemin pour regarder à droite à chaque fois. Ceci, bien sûr, sans qu’on lui dise de le faire. Une heure après, je me vois mise dans la categorie “30-35 heures” et je repars pour une séance et demi de code. Et oui, une heure d’évaluation de conduite qui commence à 13h30 ne va pas finir à temps pour la séance de 14h, mais quand même trop tôt pour la séance de 15h. >_< Je reste dans mes 7 fautes et je repars attendre trois quarts d’heure chez moi jusqu’au rendez-vous n°2 chez l’ophthalmo, pour enlever les lentilles et vérifier que tout allait bien. Armée de mon ordonnance et de mes lentilles, dans une petite boiboîte avec de la solution nettoyante (qu’est-ce que j’aime les médecins, dentistes et ophthalmos sponsorisés!), il faut rentrer pour la prochaine étape de ma journée. Aussitôt rentrée, je dois me changer pour aller à l’équitation. Je me suis bien amusée car on a fait du saut, que j’adore, mais j’étais aussi crevée après. Ce matin, je me dis que je pourrais essayer mettre mes lentilles. Début de la guerre entre mes doigts et mes paupières cette fois-ci. Mes paupières gagnent par abandon après 20 minutes car il fallait partir et j’étais déjà en retard. Doigts : 0 - Paupières : 1 J’essaie donc en rentrant et, à 19h20, première victoire pour mes doigts après 50 minutes (!) d’essai et plusieurs faux espoirs d’avoir enfin réussi à mettre ma deuxième lentille. Doigts : 1 - Paupières : 1 Maintenant, il va falloir que je réussisse à les enlever. Je sens que je vais m’amuser… |
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